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12 Septembre 1979 Drame Inexpliqué
Article mis en ligne le 31 mai 2009

par Eric
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L’Est Républicain du 28 Octobre 2007

Le quotidien régional, dans son édition du 28 Octobre 2007, revient sur un Drame Roulanais :

 
En 1979, une auto-stoppeuse néo-zélandaise et sa fille ont été tuées par balles à Roulans, près de Besançon.
Il est 16 h, le 12 septembre 1979. Dans une clairière en bordure du bois de la Chaille, près du village comtois de Roulans, toute une famille descend joyeusement de voiture. La forêt, située à quelques mètres de la nationale 73, regorge de champignons. Profitant de ce mercredi ensoleillé, les parents accompagnent leurs enfants dans ces bois, à la recherche de chanterelles. Rapidement, pourtant, le père éloigne les petits : la femme qu’il aperçoit étendue sur le bord du sentier semble dormir. Mais une trace d’impact marque son visage. Visiblement, elle est morte, tuée d’une balle dans la tête, à bout portant, alors qu’à genoux, elle épluchait les betteraves rouges destinées au pique-nique.
Elle s’est simplement effondrée sur le flanc, les jambes pliées sous elle, dans une attitude paisible, qui ne laisse apparaître aucune manifestation de défense ou de peur.
Les gendarmes sont alertés. A quelques mètres, dissimulé par les arbres, ils découvrent le corps de l’enfant.
Ayant probablement vu la scène du meurtre de sa maman, la petite fille fuyait et tout son corps révulsé reflète la terreur. Elle aussi est morte d’une seule balle dans la tête.
Dans une poubelle proche, les enquêteurs trouvent des papiers bancaires et un carnet de bord rédigé en anglais. Dès le début donc, on sait que la victime s’appelle Yvonne-Stella Crosby et qu’elle est Australienne. Interpol confirme son identité.
Originaire de Nouvelle-Zélande, elle a émigré en Australie avec ses deux soeurs. Femme "libérée", elle a appartenu à la secte "Orange People". LEs enquêteurs s’orientent vers un règlement de compte dans le cadre d’un trafic de drogue. De Nouvelle-Zélande, le frère aîné de la jeune femme s’offusque, affirmant que sa soeur n’a jamais eu de contact avec le monde des stupéfiants. La piste sera effectivement abandonnée.
Cette même famille précise que Stella était partie pour un long périple de six mois en auto-stop à travers l’Europe. Accompagnée de sa fille Lisa, âgée de six ans, elle avait quitté son domicile en juillet et déjà parcouru la Grèce, la Yougoslavie, l’Italie et la Suisse.
Les voyageuses avaient passé la nuit précédant le drame dans une auberge de jeunesse de Bâle (Suisse). Le matin du 12 septembre, cette grande et magnifique jeune femme de 23 ans, coiffée d’une queue de cheval et vêtue très simplement d’une jupe gitane rouge et d’un tee-shirt délavé, et sa petite Lisa, petit ange blond confortablement sanglé dans une salopette, avaient été vues à Saint-Louis, faisant du stop au bord de la route. Mais les enquêteurs de la PJ ne parviennent pas à retrouver la voiture qui les a amenées de la frontière franco-suisse à Roulans. Rapidement, l’enquête permet de situer le meurtre peu avant la découverte des corps, vers 15 h 30. C’est l’heure à laquelle des forestiers qui travaillaient à proximité ont entendu deux coups de feu.
On peu même penser que le meurtrier a croisé le chercheur de champignons. Pendant des mois, les policiers vont effectuer un travail de fourmi, avec contrôle des véhicules passant sur la nationale à la même heure, audition de dizaines de témoins, tant Suisses que Français... Un an après le drame, la 2eme chaîne allemande de télévision consacrera une de ses soirées à cette affaire dans le cadre’ de son émission "Aktenzeichen XY ungelost" (équivalent de "Témoin n°1" de Jacques Pradel). De multiples personnes téléphoneront, certaines seront entendues. En vain. Rien ne permettre aux policiers d’appréhender le coupable.
Les deux victimes ont été enterrées dans le petit cimetière de Roulans, et près de 30 ans après le drame, les habitants fleurissent toujours la tombe.
- On m’en parle régulièrement, on me demande s’il y a des suites, précise la secrétaire de mairie.
L’affaire a énormément marqué la population locale. Il est vrai que les deux Australiennes font désormais partie de son histoire.
 
Des soupçons avaient un temps été portés sur un pédophile qui habitait la région.
Cinq ans après cette affaire baptisée "le drame de Roulans", les policiers bisontins interpellent un pédophile. Entre 1980 et 1985, il a une vingtaine de viols d’enfants à son actif, des fillettes âgées de 8 à 11 ans. Deux des jeunes victimes ont échappées de justesse à la mort mais, a priori, l’homme n’a jamais tué.
C’est alors que les enquêteurs pensent au drame de Roulans. On est parti de l’hypothèse que l’assassin avait éliminé l’enfant comme un témoin gênant dans l’agression de la mère. Et si c’était l’inverse ? S’il avait tué la mère pour profiter de la fillette avant de supprimer cette dernière en raison de l’arrivée du témoin ?
Une possibilité d’autant plus crédible que l’homme habitait un village proche de Roulans et qu’il possédait une camionnette blanche identique à celle que plusieurs témoins ont vue à proximité du drame, le jour des faits.
Un inspecteur décide de l’interroger à ce sujet. Mais le suspect nie avec véhémence.
- De toute façon, avec ce que tu as avoué, tu vas prendre perpet’... Qu’est-ce que tu risques ?
L’homme hésite, il va parler. Et c’est alors qu’un autre policier entre dans le bureau... Lorsqu’il quitte la pièce, le pédophile s’est repris et il ne quittera plus jamais le registre des dénégations. Pour ses autres crimes, les jurés le condamneront à la réclusion à perpétuité.
L’enquêteur et ses collègues de son service ont toujours été persuadé qu’ils avaient été à deux doigts d’obtenir des aveux. Mais, dans tous les faits qui lui ont été reprochés, jamais le prédateur n’a attaqué un adulte. Il profitait de fillettes isolées, naïves et vulnérables.
En outre, il n’a jamais utilisé d’arme à feu et la façon dont la mère et la petite fille ont été tuées, une balle dans la tête, est une technique de professionnel. Or, Stella Crosby n’avait pas toujours mené une vie parfaitement claire. Même si plusieurs policiers bisontins, aujourd’hui à la retraite, sont persuadés d’avoir eu en face d’eux l’assassin de Stella et de Lisa, l’énigme reste entière.
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