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Histoire de Jean de Vienne
Article mis en ligne le 26 janvier 2013

par Eric
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Jean de Vienne, Sire de Roulans, est né en 1341 à Dole. Il présente une destinée hors du commun. Issu d’une famille illustre, parente des comtes de Bourgogne (Bourgogne Comté = Franche-Comté), il passe son enfance au château de Roulans
où il devient Seigneur à la mort de son père. Armé chevalier le 2 avril 1362 à l’age de 21 ans, lors de la bataille de Brignais contre les Grandes Compagnies (bandes très organisées et très puissantes de brigands et de pillards) qui ravageaient la France depuis 10 ans. Il devient alors homme lige du roi (Charles V). Ces bandes encore appelées « routiers » ou « écorcheurs » seront décimées par Jean de Vienne qui les pourchassera de Besançon à l’abbaye de Bellevaux et à Chambornay, Jean, en combat singulier, occira leur chef, Guichard Monnot, d’un coup de lance qui le laissera « raidement mort et estendu ». 

En 1364, mandé auprès du roi de France, il est nommé connétable et maréchal. Il participe à 3 croisades au cours desquelles il fait l’apprentissage de la navigation et étudie les notions qui feront de lui un grand marin. A 26 ans, auréolé de la gloire des croisés, Jean de Vienne est distingué une fois de plus par le roi et devient le meilleur lieutenant de Bertrand du Guesclin. Sur les champs de bataille, sa bannière rouge à l’aigle d’or est présente à coté de celle de du Guesclin.

Après la rupture du traité de Brétigny, les hostilités reprennent contre les anglais (c’est, depuis 3 décennies la guerre de 100 ans). Il ne suffit pas de chasser l’envahisseur anglais du sol français, il faut également l’empêcher de détruire nos navires sur mer. Jean de Vienne dote la France de sa première flotte militaire capable de contester la suprématie légendaire de la flotte anglaise.

En 1373, à 32 ans, il est investi de la charge d’Amiral de France, charge qui fait de lui un des personnages les plus importants du royaume. Il porte la guerre sur le sol anglais en débarquant avec sa flotte (bataille de Rye près de Douvres) et met le littoral à feu et à sang, passant les soldats anglais au fil de l’épée, vengeant ainsi les massacres perpétrés par les anglais à Calais. Il investit l’île de Wight, Plymouth, Hastings et Portsmouth, entre autres. Il rentre en France ses navires chargés de butin. A la mort de Charles V, il est nommé au Conseil de Régence.
Au cours d’un tournoi de bataille (sorte de défi singulier que se lancent les chevaliers des deux camps), il laisse la vie sauve à l’anglais Thomas de Mortain vaincu et ensanglanté au lieu de l’achever comme c’est l’usage. Celui-ci devient son fidèle compagnon, ne le quittera jamais, lui sauvant même la vie au cours d’une tentative d’assassinat à Rouen en 1383. Il mourra à Nicopolis avec son maître.

En 1373, le duc de Lancastre débarque à Calais. Le 21 septembre, à Ouchy dans l’Oise, les anglais subissent une cuisante défaite. Tous sont tués ou faits prisonniers, ces derniers fournissant de bonnes rançons. En 1385, il conclut un pacte avec l’Ecosse en lutte contre l’Angleterre (les alliances franco-écossaisses contre l’Angleterre ont été fréquentes au cours de l’Histoire.) Il débarque en Ecosse prend les anglais à revers, ravageant le pays de Galles (depuis Azincourt –début de la guerre - où les gallois nous ont battus dans un champ de poireaux, devenus leur emblème, nous avions l’esprit de revanche face aux gallois). Combattant acharné, s’illustrant contre l’Espagne puis en Barbarie au siège de Carthagène, il ne connaît guère de répit.

Il trouvait tout de même parfois le temps de se consacrer à son épouse, la douce, belle et aimante Jeanne d’Oiselay, à ses enfants et à son château de Roulans. Enfin, en 1396, avec les chevaliers bourguignons, il répond à l’appel du roi de Hongrie et des chrétiens d’Orient qui luttaient contre l’expansion des Tucs du sultan Bajazet. Devant les remparts de Nicopolis, la fine fleur de la chevalerie française en particulier bourguignonne se lança dans un assaut téméraire mais peu efficace.
Et tous moururent… Le sultan vint en personne rendre hommage à la dépouille du vaillant Jean de Vienne, Sire de Roulans, tombé parmi ses fidèles. Son corps rapatrié fut inhumé en la puissante et très riche abbaye de Bellevaux (aujourd’hui complètement détruite) à 15 Km de Roulans, là où reposaient déjà les seigneurs de Roulans.

L’arbre généalogique de la famille de VIENNE a été réalisé par Michel Baud. On peut aussi trouver les ouvrages suivants sur Jean de Vienne :

  • Jean de Vienne, amiral de France par TERRIER de LORAY (1877)
  • Le Du Guesclin de la mer par PIREY ST ALBY (1934)

    Par le mariage de l’arrière petite fille de l’Amiral Jean de Vienne avec Antoine de Ray la seigneurie passe dans cette illustre famille comtoise et y resta jusqu’en 1618 année où le château devint la propriété d’Alexandre MARMIER qui vendit le bien en 1625 à Jean WAROD dit Gaucher sacré chevalier par ordre du roi d’Espagne Philippe IV. Les Warod conservèrent la seigneurie seize années pendant lesquelles les comtois subirent la peste et la guerre de dix ans. En 1641 Roulans fut la propriété de Huot d’Ambre qui la céda la même année à Claude d’Iselin de Lanans dont la famille conservera la propriété jusqu’à la révolution. Théodule d’Iselin entra au régiment du roi en avril 1751. En 176 il est capitaine décoréde l’Ordre de Saint Louis, Chevalier de Saint Georges. En 1776 il s’installe à Roulans. Véritable despote il vit la population attaquer son château le 27 juillet 1789 (après la prise de la bastille), mais les autorités révolutionnaires lui envoyèrent des secours depuis Besançon. Devenu suspect il émigra en août 1791 pour entrer dans l’armée de Condé et mourut outre-rhin en 1809. Sa trace fut perdue jusqu’en 1978 où on retrouva sa pierre tombale dans le cimetière de Freising. Quant à Louis d’Iselin il entra en 1747 au service de l’Espagne pour être Maréchal de camp en en 1781. Il émigra en en 1791 pour entrer dans l’armée de Condé et fut Lieutenant Général en en 1801. Il reçut la grande croix de l’ordre de Saint-Louis en décembre 1814 et mourut en 1822.


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